Du 4 au 17 mai…
Bangkok… Nous voilà revenus dans ce lieu que nous apprécions et ou monsieur Ardul de la réception nous reconnaît et nous offre un large sourire. Nous avons réservé, tout est prèt. On a une pensée émue pour tous les nostalgiques de Taewez guesthouse et son prestigieux Milkshake banane (ou ananas, ou mangue, ou autre)… On profite des quelques jours ici pour se reposer, remonter un peu notre moral qui après le Vietnam était franchement dans les chaussettes (et par 37° a l’ombre; les chaussettes sont dans le fond de notre sac).

Mais ce sera aussi l’occasion de visiter les coins de Bangkok que nous ne connaissions pas encore, de planifier la suite (et la fin) de notre parcours. 
Bangkok est comme une ville de western avant un duel : les rues sont désertes, les volets des commerces sont entrouverts, mais peu de vitrines sont tout a fait exposées. Cette semaine, ce sont les vacances scolaires et il n’y a personne en ville.

Plusieurs fêtes animeront jalonneront la semaine : l’anniversaire du couronnement du monarque, et le Visakha Puja, 15e jour du 6e mois lunaire, pendant lequel on commémore la naissance, l’illumination et le Parinibbana Bouddha. Mais on sent quand-même que la ville a été traversée il y a peu par des évènements tragiques dont la marque se fait encore sentir : aucun touriste, Khao San absolument désert, un bonheur de s’y promener. On a aussi l’impression qu’en attendant la révision constitutionnelle, tout a l’air un peu en suspens. Rien n’est donc encore réglé.
Autre signe que les choses vont mal, la mafia des taxis a pris un grand coups avec des sanctions lourdes pour compteux trafiqués, refus de mettre le compteur. Puis la quasi absence de touristes freine les convoitises, plus aucun taxi ne refuse de mettre le compteur, les trajets sont on ne peut plus directs, en général. Les commerçants avec qui un petit marchandage de principe est toujours de mise bradent eux-mêmes les prix avant qu’on ne leur pose même la question… Les prix des vols internes à la Thaïlande sont délirants : il est possible de traverser le pays du nord au sud pour 15€. Bref, drôle de semaine…

Pour nous ce sera aussi l’occasion de parvenir a programmer aussi une rencontre avec un membre de SERVAS avec qui on passe une super soirée et qui nous emmène boire un verre sur une terrasse panoramique au… 53e étage.

Vue circulaire hallucinante sur Bangkok by night. Notre hôte est manager d’un service marketting dans une grande banque. jusqu’ici, beaucoup de voyageurs que nous avons croisé, et nous aussi, cherchions l’authenticité dans les quartiers populaires et dans les zones miséreuses ou les gens sont « plus vrais ». On doit reconnaître que cette rencontre nous fait relativiser ceci. Rencontrer un pays peut aussi passer par le gratin. Même si les manières et les comportements sont plus standardisés sur l’international, les riches et les dirigeants font autant partie d’un pays que les forces laborieuses et proposent en plus des visions plus complexes de leur pays et de ses réalités culturelles, politiques, etc.

Puis l’occasion d’une nouvelle visite au musée d’art moderne qui cette fois propose une expo sur les cuisines de rue et les vendeurs ambulants en Thaïlande on y apprend que près de 40% des thaïs privilégient le gout sur l’hygiène lorsqu’ils choisissent de s’asseoir à une table en plastique sur le bord d’un trottoir.

On visitera aussi le plus grand marché de Thaïlande le marché de Chatuchak qui propose considérablement plus que l’ensemble des choses dont le touriste averti pourrait remplir sa valise avant de rentrer chez lui, en plus grandes quantités, variétés, couleurs, et à des prix franchement ridicules par rapport aux autres marchés thais… En plus, il regorge de jeunes créateurs qui proposent des choses franchement originales et on y trouve un marché bio…

Avant de partir, une balade dans le parc royal de Dusit, avec l’ancienne salle du trône, la salle du trône Ananta Samakhom, bâtiment néoclassique construit par des architectes italiens, et le fabuleux Palais de Wimanmek, dont les trois étages et 81 pièces sont contruits entièrement en Tek, tout en chevrons et mortaizes, sans un seul clou, ni une seule vis.